Voici encore un « Bonjour à tous!!! »
Si vous êtes en train de lire ce post et que vous avez lu tous les autres, vous avez donc plus de 3 mois de fidélité! Un grand merci à vous!!! (et merci pour vos éventuels commentaires!)
Après Palenque, nous partons (Julie et moi) dans la ville coloniale de San Cristobal. Cette ville offre au regard ses maisons séculaires, ses rues pavées, et ses marchés pittoresques ou perdure une culture et une architecture traditionnelle. Nos agendas respectifs nous permettaient de rester dans cette ville une seule journée. Nous avons donc optimisés notre temps.
Nous avons visités une église coloniale, el Templo de Santo Domingo. Et deux cathédrales implantés chacune sur 2 collines jumelles, le Cerro de San Cristobal et le Cerro de Guadalupe (d’où le panorama de la ville est superbe).
Nous sommes également allés dans une autre ville tout proche, San Juan Chamula, pour voir l’église locale. La religion est très présente au Mexique (en général), mais cette ville est le centre de pratiques religieuses uniques. Julie a voulu rentrer dans l’église et elle m’a rapporté l’histoire suivante (Avant de commencer, le CSA m’oblige de vous avertir que cette histoire peut choquer l’esprit des plus fragiles). Donc je disais : Julie rentre dans l’église (sans faire toc toc toc) et il y avait un groupe de personnes en train de prier, par terre, avec des nombreuses bougies (Jusqu'à la, ça va…). Parmi toutes ces personnes, il y a avait une dame avec un coq. Et c’était un joli coq. Je veux dire que ce n’était pas un coq de merde de chez Lidl quoi!! Il était beau et avait de jolis couleurs. (Cette précision ne sert absolument à rien dans l’histoire, mais je souhaitais quand même le dire…). Donc, la dame tenait dans sa main un joli coq! Et elle s’en servait pour réaliser ses prières. Puis, tout à coup, sans crier gare (j’aime bien cette expression, comme si elle allait se mettre à crier GARE dans l’église! Ça n’aurait aucun sens!). Bref, tout à coup, elle saisit le coq par le cou et elle le lui tord!! Elle essaye une fois, puis deux… En fait, elle lui faisait super mal mais elle n’arrivait pas à le tuer, donc elle demande à une dame à coté d’elle. (Normal, la pauvre dame à coté n’a rien demandé et elle se retrouve à devoir tuer un coq!). La dame essaye à son tour mais sans grande réussite! Puis, au bout d’un certains nombres d’essaies et après une série de spasmes nerveux compulsifs, le coq à agonisé, sous les regards de mexicaines dénuer de compassions. En sortant, Julie a cherché à savoir : Pourquoi?! A quoi ça sert!?! Quel est le but?!? On lui a répondu que c’était un rituel assez courant quand une personne était malade. En gros (et pour faire simple), il faut tuer un coq en « offrande » à dieu et ça te guérit! Bon…, je ne porte aucun jugement. Ce blog n’a aucune affiliation religieuse, politique, ou quoi que se soit. Mais bon, C’EST NORMAL QUOI! IL FAUT RIEN DIRE! Toutefois, j’ai un peu regretté de ne pas être dans l’église pour pouvoir assister à cette scène de mes propres yeux! En fait, j’ai fait un choix très simple : Julie à voulu payer 20 pesos pour rentrer dans l’église… Moi j’ai voulu en dépenser 10 pour manger 3 empenadas! La vie est faite de choix…
En parlant d’autre chose, vous pouvez voir (en photo) les vêtements des hommes de chamulas : C’est une ample tunique de laine blanche (ou parfois, par temps froid, de laine noire plus épaisse). Sur la photo ou je suis dans le taxi, il fait plus de 30°C. Je me demande se qui a motiver le mec au chapeau pour mettre la tunique noire ce matin la…
Voila le résumé de nos activités de la journée. Le soir, Julie est partie en direction de Mexico city et moi, en direction de Veracruz. Prochaines péripéties : 3 semaines de travail à la ferme!
« Message à caractère informatif »
Un passionné des locomotives pourrait croire que l'expression "sans crier gare" nous vient du voyageur en train qui, voyant depuis la fenêtre de son compartiment la gare se profiler à l'horizon, se mettrait à crier "gare !" (comme les navigateurs d'autrefois criaient "terre !" lorsqu'ils apercevaient enfin la côte). Mais, il n'en est rien!
"Gare" est une interjection qui date du XIIe siècle, autre forme de "guar" qui voulait dire "prends garde".
Il ne faut pas oublier que lorsqu'on intime l'ordre à quelqu'un de prendre garde (ou de "se garer"), c'est pour lui conseiller de laisser passer quelqu'un ou quelque chose, de se mettre sur le côté, de se mettre à l'abri, de prendre garde à une éventualité fâcheuse.
Autrement dit, celui qui crie "gare!" intime de faire attention à ce qu'il pourrait se produire et d'éviter d'avoir à en subir les éventuelles conséquences. Et celui qui surgit "sans crier gare" le fait sans prévenir, par surprise.
Si la forme actuelle de l'expression date du début du XIXe siècle, la forme "sans dire gare" existait auparavant depuis le début du XVIe.